Portrait du mois : Steven Vromman – Le Low Impact Man belge

2 jan

Bonjour et une bonne année à tous !

Je feuilletais le livre de Yann Arthus-Bertrand, Vu du ciel, dont j’ai cité le nom dans l’onglet Un peu de lecture, quand je suis tombé sur la biographie d’un partisan de l’écologie, d’un mode de vie frugal mais qui respecte la planète. Lorsque j’ai lu le chapitre lui étant consacré, je me suis retrouvé dans ses choix de vie. Mais j’en parlerai après la description de notre ami belge Steven Vromman, plus connu en Europe sous le sobriquet de Low Impact Man.

Mais pourquoi ce surnom ? Tout simplement, Steven a décidé de réduire son impact environnemental dans sa vie de tous les jours. Il faut dire qu’un Européen possède une empreinte écologique équivalente à 5 hectares environ, 4,6 hA (5,6 hA pour l’article du livre) pour un Belge et 5,6 hA pour un Français, ce qui équivaut à un peu plus de 2,5 Terres nécessaires pour vivre comme un Français (1). Ces chiffres sont basés sur un rapport de la WWF de 2014 (2) et si on prend en compte l’année 2011, où nous avions atteint les 7 milliards d’habitants,on a comme surface théorique de de 1,8 à 2,1 hA par personne. Toutefois, ce chiffre est biaisé du fait de la géologie non homogène de la Terre (montagnes, glaciers, déserts,…) mais également de l’influence des produits de type engrais et pesticides, qui augmentent le rendement agricole. Néanmoins, on peut utiliser cette donnée pour avoir un point de vue général de la situation, et c’est ce qui nous intéresse ici.

Steven Vromman (Image Unie der zorgelozen)

Steven Vromman (Image Unie der zorgelozen)

Ce qui fait la particularité de Vromman, c’est qu’il a changé totalement son mode de vie. Il veut respecter la limite d’une seule planète, ce qui n’est pas le cas actuellement au niveau mondial. Notre héros belge a depuis 2008 réduit son empreinte écologique – mesure en hectares de la surface biologiquement productive nécessaire (égale à la productivité moyenne) pour pourvoir aux besoins d’une population de taille donnée (3), fait à souligner dans une société où cette empreinte ne cesse d’augmenter malgré nos ressources limitées.

La citation célèbre indienne « Nous n’héritons pas de la terre de nos ancêtres, nous l’emprutons à nos enfants » est devenu pour lui un leitmotiv. Donc son objectif est d’avoir la plus petite empreinte écologique possible, en se déplaçant sans voiture, ne se nourrissant que de produits locaux, pas de viandes, pas de poissons, acheter dans les friperies ou bien dans les brocantes, utiliser de l’eau de pluie, etc. Il a revendu tous les appareils gourmands en électricité, utilise des moyens alternatifs pour alimenter son ordinateur ou son MP3 en les alimentant via un vélo ou une manivelle. Tout ce qui est lié à la consommation de pétrole doit être supprimé ou limité en utilisation. Même lorsqu’il part en vacances avec ses enfants.

Il a écrit également quelques livres et essais :

  • Low Impact Man (2008),
  • We hebben maar één planeet (ND – Nous n’avons qu’une seule planète – 2011),
  • Het klimaat verandert : wat kan je zelf doen (ND – Le climat change : que peut-on faire – 2012),
  • Stop met klagen (ND – Arrêtez de vous plaindre – 2015)
Portrait du mois : Steven Vromman - Le Low Impact Man belge dans Portraits

Steven Vromman (Image WPG)

Je disais plus tôt que je me reconnaissais en lui, sur divers points : j’essaie d’acheter le plus possible des choses de deuxième main (livres, vêtements, meubles,…), de consommer peu d’électricité (un bon pull vaut bien un chauffage le plus souvent), et puis je ne pars pas en vacances très souvent et très loin. Lorsque j’ai lu l’article sur lui, il y a quand même eu des choses qui m’ont étonné : il a supprimé Internet chez lui d’après Yann Arthus-Bertrand, mais comment fait-il pour gérer le site qui lui est dédié et géré également l’association Ecolife dont il est le président ? Bizarre, bizarre. Vous avez dit bizarre, c’est étrange ! Si on a des convictions, on le respecte partout, à moins que quelqu’un d’autre le fasse à sa place mais je ne suis pas convaincu.

En général, je partage le point de vue de Low Impact Man, il faudrait du moins essayer car se réduire au strict nécessaire est difficile dans le sens où vous n’êtes plus comme tout le monde. Mais, messieurs, dames, il faut sortir de cette mode qui fait que nous consommons des choses inutiles, des objets dont on nous a fait croire qu’ils avient un intérêt alors que c’est le contraire. Nous sommes dans une société qui a créé des besoins tellement secondaires que nous ne pouvons plus nous en passer (merci feu Steve Jobs !), alors essayons de diminuer notre dépendance et concentrons-nous sur l’essentiel, nous n’en serons pas tant affecté que çà. Comme on peut le voir avec Steven Vromman.

Si vous voulez vous renseigner sur le mode de vie de Steven, je vous indique ci-après les différents liens :

Le site de Low Impact Man :  http://www.lowimpactman.be/

Son twitter : https://twitter.com/Lowimpactman

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Image de son profil Twitter

Le site d’Ecolife : http://www.ecolife.be/

Merci de m’avoir lu.

(1) http://www.statistiques-mondiales.com/empreinte_ecologique.htm

(2) http://www.wwf.fr/vous_informer/rapports_pdf_a_telecharger/planete_vivante/?3420/rapport-planete-vivante-2014

(3) http://fr.wikipedia.org/wiki/Empreinte_%C3%A9cologique

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