Les couches jetables peuvent être… recyclables

2 août

Bonjour à tous !

Les couches-culottes représentent sans conteste notre société actuelle : le progrès, technologique et social, car le confort est accru par rapport aux langes et elles ont libéré du temps aux parents qui ne sont plus obligés de changer leur(s) enfant(s) systématiquement, notamment la nuit ; mais aussi la pollution puisque nous les retrouvons sur les plages, déterrées avec l’érosion et le vent qui enlève petit à petit les couches de sable fin. Les couches grossissent les poubelles noires des parents, prodiguant odeurs pestillentielles avec les jolis présents de nos petits garnements.

Dans certains villes et agglomérations, comme Calais, les couches sont valorisées comme des fermentiscible. Utilisées comme « nourriture » pour les bactéries, celles-ci vont produire du méthane, qui sera brûlé pour faire de l’électicité. De nombreux projets vont dans ce sens et certaines constructions sont déjà en cours. Toutefois, la voie la plus uilisée pour traiter les couches est encore l’incinération ou, en politiquement correct, la valorisation énergétique.

Nous pourrons ajouter à nos couches les serviettes hygiéniques usagées (Je vous prie de m’excuser pour le dégoût éventuellement provoqué suite aux descriptions plus que douteuses de ma part, mais c’est le sujet qui le veut !  NDLR). Mais les transformations décrites plus haut vont se retrouver d’une nouvelle méthode, que j’ai trouvé dans le dernier Science & Vie (1) : le recyclage par autoclave.

empilement-de-couches-sales

150 kg de plastique et 350 kg de cellulose récupérés

Fater, une entreprise italienne, qui possède en particulier la société Pampers (2), a mis au point un processus industriel de recyclage de ces déchets, où ceux-ci sont soumis à de la vapeur sous pression, la technique de l’autoclave. La vapeur stérilise les germes et bactéries et assèche la cellulose, qui va se réduire en miettes et être triée, via un système de tamis, du plastique. Résultat : 150 kg de plastique et 350 kg de cellulose récupérés pour 1 tonne de déchets.

La communauté européenne finance la recherche dans un projet pilote en Italie, précisément dans l’usine de traitement de Spresiano, en Vénétie. 1500 tonnes devraient être traitées par an, par l’intermédiaire de ce procédé. Déchets collectés chez 150 000 habitants , ce qui éviterait de rejeter dans la Nature environ 2000 mètres cubes de déchets (1950 m3 pour être précis) et 618 tonnes de dioxyde de carbone. Une goutte dans l’océan, certes, mais toutes les idées sont bonnes à prendre pour réduire notre impact environnemental.

Merci de m’avoir lu !

(1) Science & Vie n°1175, F.G., p 111, chapitre Science & Futur

(2) http://www.fatergroup.com/fr

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