Nettoyage à Audresselles – Plage du Noirdat : Il est beau mon lavabo !

6 sept

Bonjour à tous !

Ce samedi, contrairement à d’habitude, fut un jour de nettoyage. D’ordinaire, c’est le dimanche mais il s’agit de l’exception qui confirme la règle, comme le dit l’adage.

Rendez-vous d’hier : la plage du Noirdat, au nord d’Audresselles, un endroit très tranquille qui ne semble pas touché par la pollution marine et littorale. J’ai bien dit, il semble. Un littoral où alternent plages de galets et enrochements tapissés d’algues glissantes, où peu de gens s’aventurent, préférant les zones plus touristiques où on trouve glaces et chouchous.

Plage du Noirdat à Audresselles

Plage du Noirdat à Audresselles

Comme lors du dernier nettoyage, je n’étais pas seul : mes parents, qui m’ont enseigné le respect de la Nature et la frugalité dans le bon sens du terme m’ont accompagné, avec joie. Vêtus de coupe-vent, nous rejoignîmes d’autres participants, plus ou moins au courant du nettoyage qui allait se faire. assez impatients de commencer leur acte citoyen.

Après quelques consignes de sécurité (les seringues notamment, avec le risque d’hépatite ou du sida) et d’explications sur les éventuels déchets que l’on peut retrouver, nous voilà partis pour le nettoyage. Au début, peu de choses nous tombèrent sous la main : des petits morceaux de plastiques fins de prolypropylène, des bouchons, des morceaux de polystyrène – qui se colorisent de la même façon que leur milieu, ce qui les rend presque imperceptibles sans attention particulière, des bouteilles.

Mais plus on avance, plus on en trouve des merveilles polluantes : sous les rochers se coincent les filets des pêcheurs, les bidons qui contiennent parfois des produits chimiques (pesticides, lave-glaces, huile de moteur,…), des objets assez spéciaux comme un lavabo ou des couvercles de plastiques, provenant de grandes boîtes de tabac ou d’origine inconnue. Nous avons véritablement galéré pour extraire certains de ces détritus. La prochaine, je prends marteau et cisailles pour pouvoir extraire filets et bidons coincés dans les rochers, nous avons malheureusement dû abandonner la partie pour quelques uns d’entre eux, emprisonnés par les éboulis quotidiens.

En parlant d’éboulements, nous avons assisté à l’un d’entre eux, qui s’est déroulé juste devant nos yeux. Je rappelle aux personnes qui n’ont jamais effrectué de nettoyage, notamment dans des endroits où il y a des falaises, faites attention à votre position car, chaque année, quelques personnes (et c’est déjà trop) sont ensevelies, soit car elles sont à l’origine de cet éboulement, soit par le comble de la malchance. Il faut garder à l’esprit, que rien n’est immuable, que la Nature est en mouvement même si cela est invisible à nos yeux.

Nous fîmes un bon petit bout de chemin mais tout a une fin, précipitée par la marée montante. Nous remontâmes avec nos sacs poubelles remplis de diverses choses, avec un peu d’escalade et de mise en jeu pour l’équilibre, les poumons emplis d’embruns marins et l’esprit libre.

Arrivés à destination, nous déposâmes nos sacs et, pendant que nous goûtions en discutant sur les provenances potentielles de ces objets polluants, ceux-là sont pesés, donnant un résultat final de 205 kilogrammes, ce qui est beaucoup pour une plage soi-disante propre. Ajoutez à cela, le ramassage effectué par certains des membres de l’association Nature Libre le matin sur les hauteurs, qui rapporta 65 kilogrammes, ce qui porte le total à :

270 kilogrammes !

Depuis le début de l’année, 2887 kilogrammes de déchets ont été ramassés par nos soins. Cela est peu certes devant le pléthore émis par l’être humain par jour, mais nous faisons notre devoir dans un esprit jovial et bon enfant.

Bonne soirée et merci de m’avoir lu ! 

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