Un livre, un commentaire : « En panne sèche » d’Andreas Eschbach

3 fév

Bonjour à tous et à toutes !

Dans ce type d’articles, je vous parle à chaque fois d’un livre dédié aux petits gestes écologiques du quotidien ou bien sûr l’avenir de l’Homme et de ses effets sur la planète. Pour changer, quoi de mieux qu’un roman ? De science-fiction, de plus ! Je l’avoue, c’est mon genre préféré, ce n’est pas vraiment impartial. Néanmoins, des fois, je tombe sur des purges écrites par de grands écrivains et de bons romans par des auteurs inconnus, comme toute chose, d’ailleurs.

Le livre d’aujourd’hui est La Panne Sèche, d’Andreas Eschbach. Auteur allemand le plus connu dans le genre science-fiction, il a écrit des séries de romans (Jésus-Vidéo, Le Projet Mars, Le Sanctuaire) et plusieurs histoires indépendantes, des nouvelles et des histoires pour enfants, comme le livre dont je vais vous parler. Récompensé par ses pairs en Allemagne par de nombreux prix – 4 Prix Allemand pour la Science-Fiction, 6 Prix Kurd-Laßwitz en particulier, il reçut aussi une récompense belge, le Prix Bob-Morane, pour Des milliards de tapis de cheveux. Pour le côté personnel, Eschbach vit actuellement en France, en Bretagne et cet auteur de 56 ans propose des séminaires d’écritures de romans, chose très rare dans le domaine de la littérature. On ressent l’influence de ses études dans ses romans pour les précisions sur les sujets technologiques, surtout l’informatique et l’aérospatial. On passe maintenant au synopsis.

Synopsis :

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En panne sèche, d’Andreas Eschbach (Editions de l’Atalante)

Nous sommes dans un monde dopé au pétrole, synonyme de croissance et de richesses. Un Allemand, Markus Westermann, est appelé aux Etats-Unis pour travailler sur le développement d’un logiciel et de traduire, avec l’aide de spécialistes de la fiscalité et des droits allemands, pour l’utilisation dans les pays germanophones. Opportuniste et ambitieux, il souhaite rester aux Etats-Unis après la fin du projet. Malheureusement, il est licencié. Profitant du temps libre et du pécule issu d’un héritage paternel, il se balade à travers le pays et il fait une rencontre qui va changer sa destinée, un autodidacte autrichien dénommé Karl-Walter Block, qui a une méthode pour trouver du pétrole partout. Mais celui-ci est kidnappé, alors que des essais sont effectués. Il faut retrouver ces carnets, qui peuvent aider la Terre à survivre car une crise pétrolière mondiale se déclare, avec l’épuisement du plus grand gisement d’or noir de la planète, celui de Ras Tanura en Arabie Saoudite. Là s’établit une course contre la montre pour Westermann, suivi par les différentes organisations mondiales, le considérant comme un traître ; et le monde, pendant ce temps là, qui bascule dramatiquement et d’un coup dans un ère sans hydrocarbures d’origine fossile, bouleversant la vie de tous les protagonistes.

Commentaire :

Avec ses 756 pages, ce roman est un gros pavé assurément. Ce n’est pas le plus gros que j’ai lu mais il fait partie du Top 10. Mais la grosseur d’un livre n’assure pas toujours une bonne histoire, regardez la majorité des biographies de joueurs de football ou de pseudo-stars à la Mickaël Vendetta.

Quant à l’histoire elle-même, je trouve qu’elle ressemble à un diesel, assez comique quand on voit le sujet que traite le roman, le pétrole. Les premiers chapitres sont longs, car il faut mettre en place les différentes histoires : Westerman et Block, Dorothea – soeur de Markus – et de son mari Werner – qui travaille dans l’automobile, du cheikh saoudien Abu Jabr Faruq Ibn Abd al-Aziz al-Saoud et de sa belle fille, de Charles Taggard – ancien agent de la CIA. Plusieurs personnes aux destins liés, ce qui contribue à la lourdeur du début.

Mais l’histoire accélère de plus en plus, surtout après les événements de l’attaque des réservoirs saoudiens, qui alimentent 5% de la production mondiale. Les prix grimpent, les protagonistes se retrouvent confrontés à une vie potentiellement sans pétrole, où certain cherchent à régler ce problème et d’autres s’y résignent. Là commence la véritable histoire des personnages. Et c’est à ce moment-là que j’ai dévoré le livre. Après avoir mis 3 soirées pour lire la première centaine de pages, j’ai mis le même temps pour lire la suite, pour tout vous dire.

Les bon côtés de ce roman : un sujet très intéressant ; une écriture légère – dans le sens où les phrases sont courtes (pas comme dans mes articles), aidant au rythme soutenu de l’histoire.

Les mauvais côtés : la lourdeur du début du roman et les termes technologiques/commerciaux qui peuvent rebuter un lecteur non habitué et pourtant curieux.

En résumé, un bon roman, qui vous prendra vos soirées (prévenez votre moitié !), surtout à partir de la moitié du premier chapitre. Un livre de science-fiction que je recommande, notamment aux personnes qui n’apprécient pas le genre ou qui débutent dans la lecture de gros romans. Ce n’est pas de l’anticipation mais de la fiction sur une époque actuelle et future proche.

Merci de m’avoir lu !

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