Nettoyage à Ambleteuse – La Slack : Sous le soleil, exactement !

25 avr

Bonjour à tous et à toutes !

Tout d’abord, excusez-moi pour le faible nombre d’articles publiés ces derniers temps, mon emploi du temps – suite à une promotion professionnelle – s’est retrouvé très rempli et je disposais que de peu de temps libre, qui était lui-même chargé. Il y a deux nettoyages qui ont été effectués depuis le dernier article, en février à Audresselles – Le Noirdat et en mars à Wimereux – Pointe aux Oies. Ces nettoyages se sont très bien passés avec les choses habituelles et tout le tralala.

Mais comme cela fait depuis longtemps que j’écris sur les aventures des nettoyages, il faut continuer car ce sont des moments de partage et de rires. Et c’est pour cela que les articles sur les nettoyages font leur retour.

Un petit coin de paradis

Un petit coin de paradis

Pour ce nettoyage, j’ai ramené un nouveau – un de mes amis, Simon – qui nous accompagnera, Vincent et moi, pour cette virée écologique. Destination : l’embouchure de la Slack à Ambleteuse. Nous passons par les chemins intérieurs et non par l’autoroute du Littoral, où nous pouvons traverser des villes et des villages dont les noms chantent ou résonnent de façon humoristique : Fiennes, Ferques, Hervelinghen, Caffiers,… Des lieux calmes et paisibles, sauf en hiver où le silence environnant doit être pesant. Discussions sur des sujets aussi variés, voire parfois loufoque. Tout y passe. Les filles, Nuit debout, de la SF, les chemins de traverse, le roman de Simon… L’heure de route passe assez vite de par les discussions et les paysages qui changent tout le temps.

14h30. On arrive. 15 minutes de retard. Les autres participants sont déjà en train de ramasser. Après avoir salué les camarades de l’asso, nous nous mettons aussi au travail. Chacun son sac poubelle et c’est parti pour la collecte des déchets. La plage de la Slack est baigné par le soleil du Nord, les rayons ardents rendent l’atmosphère agréable, le ressenti est merveilleux. Tout en travaillant, nous n’avons pas besoin d’être emmitouflé dans un gros manteau.

La technique que nous utilisons, dans notre petit groupe, est toujours la même. Un premier groupe part et ramasse les éléments les plus faciles à trouver, de par la grosseur ou leur couleur. Un deuxième passe, souvent composés de personnes dont il s’agit de la première expérience. Et enfin nous passons derrière pour ramasser les déchets les moins visibles, ceux qui se camouflent dans les cailloux comme les bâtons de coton-tige (vous ne savez pas combien nous pouvons en retrouver à chaque action de Nature Libre, je crois que je vais un listing des déchets à proscrire d’urgence), les petits bouts de filet, les bouchons ou encore les plastiques fins d’emballage.

Comme d’habitude, le polystyrène et le polyuréthane se battent pour la première place en tant que polluant plastique le plus présent en terme de quantités, souvent talonnés par le polypropylène ou le polyéthylène. Les ballons, si jolis dans les mains des enfants, sont au final horribles quand on les retrouve dans la nature, éclatés parmi les cailloux. J’en avais trouvé qui provenaient de Londres, d’un restaurant dédié à la viande (Coucou Angus Steakhouse – gardez vos ballons la prochaine fois !). Briquets et flotteurs complètent le tableau d’horreur parmi la chasse aux déchets.

Une fleur en plastique se découvre parmi les pierres. Une beauté polluante. Au fur et à mesure du nettoyage, beaucoup de pièces plastique de même nature rejoignent la fleur. Il s’agit d’une couronne mortuaire ou d’une plante ornementale de tombeau. Au moins le corps humain est biodégradable lui. Les papiers de Schokobon® sont légion dans la région de Boulogne : y a-t-il une addiction parmi la population boulonnaise ? Car nous en  trouvons que dans les plages de nos côtes et non dans celles des autres associations, qu’elles soient en Bretagne ou en Provence.

Par moments, on découvre que des déchets forment une couche dans les strates sableuses. Malheureusement, il y a des cas où nous ne pouvons intervenir sans détruire la dune. Il faut alors laisser le déchet là où il est, sinon nous ferions plus de mal que de bien, la mesure des bienfaits et des méfaits est une des pensées du nettoyeur, idée qu’il faut prendre en compte.

La lune et le soleil

Audresselles sous des astres (et non désastre)

Les heures passent comme par enchantement. Les esprits sont concentrés à leur tâche de nettoyage, on se vide la tête et cela fait du bien après le stress de la semaine. Avec un temps comme il peut y avoir dans le Nord, un soleil qui joue avec les nuages sans trop se cacher, donnant à l’air une température agréable. J’adore cette contrée, je me sens en symbiose lors de ces actions. Cela peut paraître farfelu à vos yeux mais c’est devenu un besoin de voir ces côtes aux mille couleurs. Ces monts où nous pouvons admirer les falaises de Douvres par temps clair, les rails de bateaux qui traversent un des couloirs maritimes les plus fréquentés du monde. Je vous invite, si vous n’êtes pas dans la région, à découvrir cette partie du Nord-Pas-de-Calais qui est restée sauvage, loin de cette artificialisation qui caractérise notre région – la moins boisée de France.

Le nettoyage se termine. Les participants sont assoiffés et affamés. Il est l’heure de se sustenter. Petits gâteaux, collations, gâteaux basques, madeleines,… Créations familiales sont mangées avec le café et le thé. Chacun raconte ses découvertes de l’après-midi. Les gilets rouges de l’association font le compte des kilogrammes ramassés, c’est bibi qui note les masses après s’est fait avoir en répondant avec l’affirmative à la question « Tu sais parler anglais ? ». Je ne savais pas que c’était un piège.

On compte, on compte encore et toujours. Et on obtient à la fin :

600 kg !!

Ce chiffre est important car il y a eu non pas un mais deux nettoyages dans le même temps. Un sur la plage, gérée par l’association Nature Libre. Et un dans les dunes de la Slack, territoire dont la gestion est pour l’organisme Eden 62. Ces derniers ont donc nettoyé les dunes, et avec leurs connaissances de l’environnement local, ils ont pu intervenir sans perturber le biotope et dégrader les conditions de vie de la faune et de la flore. Ils ont trouvé quelques surprises puisque certains pensent qu’il s’agit d’un dépotoir ou d’une décharge.

Raoul,  une bière qui roule

Raoul, une bière qui roule

A la fin du compte et du goûter, nous retournons au parking pour mettre les poubelles au bord de la route. Nous ressemblions à des nains ressortant de la mine, avec les sacs sur le dos. Lors du retour, je retrouvais un dossard provenant de la course Vikings Race, qui se déroule non loin de là, à Wimereux. Ah la la.

Il fait encore beau et le trio que nous sommes repart vers Audresselles. Nous nous attablons à un bar du centre ville, à quelques mètres de la plage. On commande une bière locale, la Raoul. Fraîche et savoureuse, une petite amertume qui pétille dans la bouche, je vous la conseille mais avec modération. Nous faisons une petite marche dans les rochers de la plage et nous repartons vers notre campagne du Brédenarde, en rigolant, en chantant et en parlant comme les gendarmes dans le film « Le petit Quinquin ».

Encore une journée de nettoyage effectuée. La semaine d’après, soit hier au final (Désolé pour le décalage dans le temps), une nouvelle action est prévue à la Pointe aux Oies, pour une journée assez spéciale : près d’une trentaine d’associations de ramasseurs bénévoles fera une action commune, en même temps, en Belgique, en France, en Suisse et même en Algérie. Je vous en ferai part d’ici peu, surtout que nous avons trouvé pas mal de choses spéciales. Mais c’est pour un autre article ;) .

Merci de m’avoir lu !

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