Le nettoyage de Grand-Fort-Philippe du samedi 28 mai : Toute première fois, toute, toute première fois…

6 juin

Bonjour à tous et à toutes,

Samedi fut un grand jour pour le nettoyage des déchets, sur notre Côte-d’Opale. Une réussite, au-delà de nos espérances avec une forte participation des citoyens et des pouvoirs publics. Cela a tellement bien fonctionné que la mairie de Grand-Fort-Philippe souhaiterait recommencer l’année prochaine, ce qui se fera, je pense. Je préviens aussi qu’il s’agit d’un récit de ce que j’ai fait, donc, si vous voulez savoir ce qu’ont fait les autres participants, je vous invite à en discuter avec Sea Shepherd Lille et les instances de la ville.

Revenons un peu en arrière pour comprendre les clefs de la réussite de cet événement. Cela semble un peu présomptueux de dire çà, mais par rapport aux attentes et du fait qu’il s’agisse de la première fois que nous faisons ce type d’action à cette échelle.

Tout a commencé par un appel de Thomas, qui voulait savoir si c’était possible de programmer un nettoyage avec des plongeurs au niveau de l’embouchure de l’Aa (Le fameux fleuve que l’on retrouve dans les mots fléchés – « Passe à Saint-Omer », « 1er fleuve de France – par ordre alphabétique,…). L’idée était de faire un nettoyage sous-marin avec l’antenne lilloise de Sea Shepherd – qu’on ne présente plus – à cet endroit particulier, suite à l’impossibilité de le faire au niveau de la Liane, à Boulogne-sur-Mer.

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Le calvaire de Grand-Fort-Philippe en hommage aux pêcheurs d’Islande

J’envoie alors un mail à la mairie de Grand-Fort-Philippe, le 6 avril, pour savoir s’il était possible d’effectuer un nettoyage de ce type. Je vous avouerai que je n’étais pas spécialement optimiste, vu le nombre de fois que je n’ai pas eu de réponses en contactant les mairies.

Toutefois, le lendemain (!), j’ai une réponse de la part du service Urbanisme : ils sont intéressés par notre projet. Ni une, ni deux, je décroche le téléphone – enfin, je clique sur le numéro indiqué dans le mail – pour appeler M. Candel-Escobar, l’adjoint aux travaux et à l’urbanisme.

La ville voulait faire un nettoyage avec les chasseurs, afin de protéger le pré-salé qui borde la plage et qui est une zone où de nombreuses espèces d’oiseaux nichent toute l’année. Mais le mail que j’avais envoyé leur a plu et ils ont profité de notre potentielle présence (encore hypothétique à ce moment-là) pour agrandir la zone à nettoyer, avec les propositions que nous avons apportées – nettoyage de la rade de l’Aa et de la plage, stands d’exposition pour expliquer les impacts de déchets sur la nature.

Mercredi 27 avril

Une réunion est prévue, à  14h, avec la mairie, l’ACCL – Association des Chasseurs Côtiers du Littoral Nord, l’association Nature Libre, Sea Shepherd Lille et le Centre Socio-Culturel de l’Estran. Lors de la matinée, nous avons été faire un tour – Thomas, Jean, Kevin et moi-même – pour voir les endroits impactés et les types de déchets retrouvésLors de cette réunion, M. Candel-Escobar et le Conseil des Sages demandent des précisions sur les actions effectuées précédemment, entre les nettoyages « habituels » et ceux en commun avec Sea Shepherd, et le matériel que nous avons. Nous avons été mis en relation avec le président de l’ACCL, Louis Saint-Ghislain, afin de répartir les nettoyeurs dans les différentes zones. Après quelques explications simples du déroulé de la journée du 28 mai, nous nous séparons sans prendre un verre (pas d’alcool, je vous rassure) lors d’une fête qui se déroulait pas très loin de la mairie, le thé dansant de la salle des Fêtes Joseph Brunet.

Affiche nettoyage Grand-Fort-Philippe 28.05.2016

Affiche nettoyage Grand-Fort-Philippe 28.05.2016

Les préparatifs continuent pour les parties, la communication se fait via les réseaux sociaux, les affiches, les médias locaux. J’envoie à la pelle des messages, essayant d’attirer le plus de monde possible. J’ai parfois des retours comme avec Radio-Calais-Détroit (que je remercie beaucoup d’ailleurs), qui a mis l’affiche du nettoyage sur son agenda, d’autres sans retour visible mais qui font passer l’information et certaines qui font la sourde oreille.

La date fatidique arrive. Chacun se contacte pour savoir si c’est prêt de chaque côté, entre le matériel, les personnes et les moyens de transport. La logistique est un domaine peu visible lors de ces événements, et qui, pourtant,  est une partie très importante pour la bonne réalisation. Nous sommes prêts, le temps prévu est propice pour un bon nettoyage.

Le Matin du Samedi 28 mai

Réveillé à 5 heures du mat, je me prépare doucement à rejoindre Grand-Fort-Philippe. Le temps est nuageux, mais pas trop lourd. Un petit check pour vérifier si je n’ai rien oublié. Gants : OK. Piquets : Check. Tableau et crayons : Pris. Plan du nettoyage : Bon. Chaussures et affaires de rechange en cas de chute intempestive : Dans le coffre. C’est bon, je suis prêt.

Arrivée à 7h45 pour 8h le rendez-vous pour les préparatifs. Cela me laisse le temps de faire un petit tour près du Calvaire, qui rend hommage aux « Islandais » : ces pêcheurs de morue et de baleine qui allaient vers cette île du Nord pour une longue et mortelle campagne. Le vent est fort, mais pas du tout froid, mais j’espère que la météo va s’améliorer durant la journée. Je remonte et tombe sur des personnes en noir : des membres de Sea Shepherd Lille. Parmi eux, il y a le coordinateur de l’association, Christophe. On remonte ensemble vers le lieu de rencontres, là où il y aura les stands et où nous attendons les autres bénévoles.

Centre Socio Culturel de l'Estran

Centre Socio Culturel de l’Estran

Tout le monde arrive dans un temps très court. Jean et ses acolytes lillois commencent à mettre l’ambiance. Nos petits camarades de l’asso Nature Libre atteignent sans problème le lieu de rendez-vous. Les tentes sont montées rapidement, les tables installées, les documents et le matériel d’éducation rangés. Emmanuelle met les produits faits maison sur son stand, également les recettes  pour les préparer chez soi et le matériel pour en préparer sur les lieux. Muni de ma boîte à outils, je tape à coups de marteau les tiges pour mettre les banderoles.

Le centre socio-culturel de l’Estran (où se trouve aussi l’A.G.F.P.D.A.S.C – Agence Grand-Fort-Philippoise pour le Développement des Activités Socio-Culturelles) propose de boire un café et participe ainsi au déroulement de l’événement.

Tout le monde est là. C’est parti ! Présentation des représentants (pas facile à dire), nous prenons un peu de retard – ce qui est toujours le cas durant ces moments-là. Allocation du maire, Sony Clinquart. Christophe, de Sea Shepherd, prend le relais : il indique que, malheureusement, les personnes habitant loin de la mer n’ont pas conscience de l’impact de leurs incivilités ; un papier de bonbon jeté hors de la poubelle va souvent se retrouver dans les cours d’eau et arriver sur nos rivages. Thomas attaque l’avant-dernière partie, avec la présentation de l’association, des consignes de sécurité et des différentes zones à nettoyer. La conclusion est apportée par Mario Candel-Escobar, l’adjoint aux travaux et à l’urbanisme, sur la mise en place des infrastructures pour le midi et la fin du nettoyage.

Les participants se départagent très rapidement : les familles se concentrent sur les endroits peu dangereux pour les enfants tels la plage et le parc, les chasseurs vont dans le pré-salé, les nettoyeurs habitués se dirigent vers la digue – où nous avions pris des photos pour montrer la quantité de déchets accumulés au fil des ans – entre les X-blocs, les plongeurs de Sea Shepherd prennent le chenal de l’Aa.

Thomas et moi allons planter les piquets et mettre la rubalise afin d’éviter aux marcheurs de pénétrer dans la zone de nidifications des gravelots et des sternes. Afin d’éviter la cassure du ruban de signalisation et ainsi polluer par nous-mêmes l’environnement, nous avons ajouté des piquets en plus pour réduire la tension exercée par le vent, assez important ce matin. Nous continuons à nous diriger vers le cordon dunaire, pour installer une autre rubalise, pour cette fois-ci indiquer la limite entre Oye-Plage (Pas-de-Calais) et Grand-Fort-Philippe (Nord). Alors que nous remontons, ou plutôt redescendons, nous prenons quelques photos de la zone dunaire, où il y a pas mal de bouteilles plastiques et de déchets issus des bateaux traversant la Manche.

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Spatule blanche (Crédit www.oiseaux.net)

Nous retournons sur nos pas, en passant par les étangs, chemin le plus court pour rattraper le parc. Les oiseaux s’en vont lors de notre passage. Sternes naines, grands gravelots, spatules blanches, mouettes mélanocéphales, bernaches, bergeronettes grises, linottes mélodieuses, grives litorne. Tous ces oiseaux – il en manque sûrement, n’étant pas un spécialiste des oiseaux et en voyant la liste suivante – peuplent les étangs marécageux, emplis de salicorne et aux bords « chardonneux ». Thomas est impressionné par la faune locale, ne pensant pas qu’il y avait autant d’espèces dans ce coin paradisiaque. Il en parle même à son correspondant téléphonique de Wimereux de cette abondance, promettant de revenir quand le temps sera plus beau et avec plus de matériel.

Revenus sur les lieux où se trouvent les stands avec quelques échantillons récupérés sur notre chemin : du dégivrant qui date, des bouteilles de plastiques, une bouteille en carton d’eau minérale (!) néerlandaise de marque Bar-le-Duc, un bon bidon bleu bien de chez nous et rempli de sable, une bombe de mousse à raser Nivea russe ou ukrainienne… Il est déjà 10.45, des personnes commencent à revenir avec des sacs, des parents avec leur enfants. Ces derniers s’intéressent au plan montrant une lisse de mer et ce que l’on peut trouver dedans – coquillages, algues, animaux morts, résidus de pollution comme les plastiques -polystyrène et tout le tatouin – ou les papiers… De nombreuses questions sont posées, aussi bien par les jeunes que par les adultes : « D’où viennent les déchets ? », « Quel est l’impact ? », « Peut-on résoudre le problème ? », etc. Nous tentons d’y répondre le plus précisément et le plus clairement possible, sans tomber dans un discours trop compliqué qui risquerait d’être contre-productif.

L’heure du déjeuner se rapproche, les bénévoles reviennent petit à petit, les bras chargés de sacs lorsqu’ils sont encore assez légers pour être transportés. Dans le cas contraire, les grands cas sont laissés dans une zone où un tracteur muni d’une remorque. Les tables ont déjà été mises en place, les gens s’assoient  avec leurs gamelles, les verres se remplissent de bières locales, de jus de fruits ou d’une simple eau. Nous nous passons les plats que l’on se partagent : cake au chorizo doux, boulettes à la tomate, salade de pommes de terre aux divers épices et au poivron, caviar d’aubergine… L’heure de la reprise n’est pas définie, c’est plutôt le moment où les estomacs prennent le pouvoir. L’AUBERGE ESPAGNOLE a démarré !

L’après-midi

Le café pris, il est temps de retourner au charbon. Vu ce que nous avions trouvé sur la plage le matin, nous formons un groupe pour aller traiter cette partie. 8 personnes répondent présentes : Anne, Gérald, Jean-Marc, Serge, Thomas, Marie-Jeanne (Môman), Jean-Pierre (Pôpa) et moi. Mis à part Jean-Marc, tout le monde  part dans la remorque qui nous amène vers le point le plus proche et accessible de la plage. Telle la pulpe dans l’Orangina, on est secoué durant le trajet, où chaque trou sur le chemin nous fait sursauter.

Qui veut un caddie ?

Qui veut un caddie ?

Arrivés à destination, nous sautons de la remorque et nous remontons en place nos os, avant de passer derrière la dune, pas très loin de la « frontière » installée lors de la matinée. Munis de nos sacs, nous ramassons les divers déchets habituels : bouteilles, papiers, bouchons,… Et puis nous avons nos petites surprises :

  • Des tuyaux en PVC ;
  • Un bidon bleu servant de flotteur et qui appartient au bateau « Le Caprice des Temps « , il s’agit du troisième flotteur que nous retrouvons de ce rafiot immatriculé à Boulogne-sur-Mer ;
  • Des poteaux de bois :
  • Un gros filet vert et rose ;
  • Un caddie, made in France – d’ailleurs si vous pouvez me dire quelle est la marque qui l’utilisait, ce serait chouette  ;

Nous rigolons bien en ramenant les affaires, mais nous galérons beaucoup plus avec le filet. Celui-là est enterré dans une grosse couche de sable, des plantes ont même poussé à travers les mailles. Tout en retirant soigneusement les différentes espèces, nous secouons le sable emprisonné et qui rend très lourd le filet. Nous arrivons à libérer notre prise, au prix de « Hô Hisse ! ». Je prends quelques photos pour immortaliser le moment.

Notre chauffeur de l’aller est de retour avec le tracteur et la remorque. Il arrive aussi à notre rescousse car soit nous avions perdu nos couteaux (Pôpa et Môman) soit il était cassé (Ma pomme), et grâce à lui et son couteau bien aiguisé, nous avons pu découper le filet en 2. Pour faciliter le transport vers la remorque, de l’autre côté de la dune. Nous amenons les sacs poubelle et les filets, les chargeons et repartons tranquillement à pied car il n’y a plus de place. Toutefois, Jean-Marc, Thomas et Gérald repartent avec le véhicule alors que nous « visitons » les étangs via le chemin de balisage.

En chemin, nous rencontrons un petit groupe d’enfants accompagnés de leurs encadrants. Ils ramassent les déchets du parc, mais ne peuvent aller plus loin par souci de sécurité. C’est l’inconvénient de faire une action de nettoyage avec des écoles ou des centres aérés ; il y a la question de l’assurance en cas de blessures et certains parents qui se plaignent de la dangerosité de cette activité – cette dernière notion est pour le moins subjectif, surtout s’il y a un bon encadrement. Pour revenir aux enfants dans le parc, ils sont heureux de faire cette activité, qui change d’ordinaire et ils font parfois des découvertes qui les surprennent.

La danse du filet

Les membres du clan autour de la prise s’apprêtant à faire une danse

Nous arrivons en même temps que le tracteur qui commence à déverser la récolte, afin de la peser avant d’envoyer tout cela à la déchetterie. Une avalanche de plastiques, de bois et de métal qui tombe. Spectacle désolant mais qui montre aussi que nous faisons notre boulot, malgré la goutte d’eau dans l’océan que représente notre action. La méthode est éprouvée : déversement, mise en place des déchets sur un trans-palette avec balance et muni d’une planche, prise de la mesure, enlèvement des déchets et tout dans la benne.

Pour anticiper votre question « Pourquoi n’effectuez-vous pas le tri des déchets ?« , je vous réponds tout de suite : bon nombre des déchets que nous retrouvons lors des nettoyages ont subi des attaques par les ultraviolets et leur structure interne (rupture entre les atomes) n’assure plus les caractéristiques pour lesquelles ils sont utilisés. De plus, les déchets sont mélangés la plupart du temps et le tri risquerait d’entraîner une perte de temps, surtout si nous faisons tomber les produits. Quelques uns sont mis de côté car ils servent de marqueurs pour montrer l’impact des déchets sur des milliers de kilomètres carrés, notamment lors de chute de conteneurs.

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Echantillon de collecte de la journée

Pour des soucis de logistique et de faisabilité, il n’a pas été possible de faire un tas de tous les déchets ramassés. Mais cela aurait pu faire une belle photo qui marquer les esprits. Néanmoins avec toutes les photos que nous avons pris, nous pouvons avoir un aperçu du volume dégagé lors cette journée. Les mesures s’enchaînent au fil du retour des ramasseurs, 79 kg par ci, 124 kg par là. Le filet que nous avions ramassé plus tôt est pesé : 176 kg ! Pas mal du tout.

Les membres de Sea Shepherd reviennent avec leur collecte, où se trouve un de ses fameux tableaux en laine – que nous retrouvons souvent chez Emmaüs – retient à tous notre attention : l’image d’un clown attristé par, hypothétiquement, toute cette pollution que nous avons essayé de récupérer. Ce tableau marque le sentiment que nous avons par ce manque de civisme et de conscience des actes. Leur récolte est abondante comme toutes celles qui ont lieu aujourd’hui : des bidons parfois encore remplis de gasoil, des canettes, des bouteilles plastiques, des papiers, du bois,…. Ils avaient même trouvé une bouteille de gaz, semble-t-il d’un gaz inflammable (butane ?), car elle est de couleur rouge. La marée noire, non polluante celle-là, revient au stand pour calculer leur remorque.

Il est l’heure de connaître le poids total ramassé. En volume, nous avons 5 remorques et fourgons-bennes et en tout, nous avons récupéré :

2, 147 tonnes de déchets.

Plus de 2 tonnes ! 2 TONNES ! Inimaginable la quantité ramassée en quelques heures, avec 150 personnes. D’ordinaire nous ramassons environ 500 kg, mais ce nettoyage est spécial.

La ville de Grand-Fort-Philippe est étonnée du volume récupéré, du nombre de personnes qui ont participé et de la réussite de ce projet. Mario Candel-Escobar et les représentants de la ville ont pris des renseignements, les photographes (Voix du Nord et Service Communication) font leur travail et interviewe les protagonistes. Un article devrait se faire dans les journées qui suivent pour relater ce qui s’est passé dans la ville des Islandais.

 Association

Une partie des bénévoles lors de la photo de fin

La fin du nettoyage a sonné, le moment de l’apéro est arrivé. Nous sommes accueillis dans une salle du centre socio-culturel pour aller boire le verre de l’amitié, en l’honneur de cet événement très bien réussi. Un rendez-vous est programmé pour l’année prochaine, si cela se passe bien. Tchin-tchin avec Chacun retourne dans ses foyers, en se congratulant pour la journée passée. Lors des discussions durant l’après-midi, des personnes de l’Avesnois et même de Compiègne, venant pour les vacances sur la Côte d’Opale, qui étaient très contentes d’avoir participé.

Petit mise à jour : Sea Shepherd Lille a créé une jolie vidéo, relative au nettoyage. Vous pouvez la regarder via l’URL suivant : https://www.facebook.com/SeaShepherdLille/videos/1015017601907118/

J’espère que ce récit vous a plu et excusez moi de la longueur, je parle comme j’écris – et je parle beaucoup. Volubile je suis.

Merci de m’avoir lu !

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