Un livre, un commentaire : « Le peuple des connecteurs : ils ne votent pas, ils n’étudient pas, ils ne travaillent pas mais ils changent le monde. » de Thierry Crouzet

10 août

 

Bonjour à tous et à toutes !

Durant ce dernier mois, même si cela ne s’est pas vu sur le blog, je n’ai pas chômé. Mais durant mes postes de nuit, où l’activité n’est pas la plus grande sur mon lieu de travail, et quand il ne s’agit pas d’une partie de carte ou de jeu de société ou d’une séance de sport pour éviter l’engourdissement, la lecture est sans conteste mon passe-temps favori. Assez éclectique au final, en allant du roman historique à la biographie, en passant par mon habituel SF adoré. Toutefois, deux livres ont retenu mon attention : Le peuple des connecteurs, dont je vais vous narrer le synopsis, et L’homme-parapluie, de Jean-Luc Roffé, aux éditions Michel de Maule. Pour le second, j’ai passé un moment sympathique à le lire, avec une très belle écriture qui attache son lecteur. Mais comme nous le disons souvent : ne te fie pas aux commentaires des autres pour l’art, seul compte ton jugement.

Couverture du Peuple des Connecteurs, de Thierry Crouzet (Editions Bourin)

Couverture du Peuple des Connecteurs, de Thierry Crouzet (Editions Bourin)

Revenons à notre sujet. Thierry Crouzet, informaticien vulgarisateur de son état et écrivain prolifique – plus de 20 livres de vulgarisation et une dizaine de livres aux sujets divers et variés, est connu pour ses écrits tels Erathostène, J’ai débranché, La Tune dans le Caniveau… Et j’en passe. Le site internet de notre écrivain, né en 1963, est complet et permet d’avoir un visuel de son champ d’action d’écrivain. Et cette diversification l’a transformé, comme il le dit si bien, en un « expert de rien ». De plus, du fait de sa formation en informatique et son travail Outre-Atlantique, il a été le créateur de deux magazines spécialisés dans ce domaine : PC Expert et PC Direct. Il dédie son temps à l’écriture à partir de 1994, date à laquelle il quitte la presse.

Synopsis :

Les connecteurs. Ce terme semble si moderne, si XXIe siècle. Et pourtant, il date du début du siècle dernier où les prémices de l’informatique permettaient d’imaginer des structures plus libres dans notre société. Le débat actuel entre les « centralisateurs » – qui considèrent que l’ordre est la panacée de l’humain et la hiérarchie est synonyme d’efficacité – et les « anarchistes » – qui sont à l’opposée des centralisateurs, la liberté absolue et sans chef est la clef de l’épanouissement humain. Mais certaines données, issues d’études scientifiques (sur les oiseaux, les termites, la Nature en général), montrent qu’il existe un troisième type de situation, situé entre les deux : les connecteurs. Mais qui sont-ils vraiment ? Leur philosophie est-elle applicable dans notre vie de tous les jours ? Est-elle en corrélation avec ce monde de plus en plus rapide et de plus en plus difficile à cerner ? Ce livre chercher à démontrer que cette identité de connecteur est une solution, parmi d’autres, aux problèmes de notre époque.

Commentaire :

Ce livre dormait depuis un certain dans ma bibliothèque. Mais je ne suis pas déçu de l’avoir lu. L’épaisseur du Peuple des connecteurs est assez conséquent, mais le nombre de pages l’est moins : 336. De plus, l’écriture est grande, ce qui peut soulager certains lecteurs. Ouf, peuvent-ils dire !

Le sujet est ardu, mais Thierry Crouzet réussit à le rendre intéressant tout en étayant sa démonstration d’études scientifiques. Son expérience de vulgarisateur joue en la faveur du livre, aidant le lecteur à s’y retrouver malgré l’utilisation de la science informatique (pas le simple Word ou le Démineur), les mathématiques, la sociologie – domaine dans lequel est défini ce livre, la psychologie. Pour ma part, je ne dirai pas que Le Peuple des connecteurs a prêché un converti, mais certaines idées développées m’étaient déjà connues et, comment dire, déjà présentes dans mes réflexions.

Thierry Crouzet

Thierry Crouzet (Image libre de droit)

Par contre, ce livre soulève d’autres questions : Comment peut-on appliquer cette philosophie informatique dans le monde actuel, secoué par des actes d’extrême violence et dont les pays – même démocratiques – se réfugient dans les lois sécuritaires et liberticides ? L’humain saurait-il s’adapter à ce genre de société, lui qui a évolué sur un ordre hiérarchique et autoritaire (car la république est une sorte de monarchie, où un président a remplacé le roi) pendant des milliers d’années ? Peut-on considérer que l’espèce humaine est soumise à des lois mathématiques qui régissent notre façon de vivre ou est-ce une vue de l’esprit ?

Thierry Crouzet a écrit deux suites au Peuple des connecteurs : Le Cinquième Pouvoir et L’Alternative Nomade. Répondent-elles à ces questions ? Je ne sais pas, mais j’ai commandé les deux livres. Nous verrons bien ce qu’il développe sur cette idée de Connection.

Les bon côtés de ce roman : le côté à la fois moderne et ancien de la Connection, un livre qui se lit facilement malgré la difficulté de compréhension des domaines traités.

Les mauvais côtés : S’il en fallait un, je dirais : l’absence de développement sur certains sujets et la considération que c’est applicable sans problème. Le fait de ne pas voter à cause du mode de fonctionnement politique est décrit et développé, mais la possibilité de décider en commun sans chef l’est moins ou est considéré comme applicable directement. Est-ce que ce sera le cas ? D’où mes questions plus tôt dans l’article.

En résumé, un très bon livre qui ouvre l’horizon à d’autres questions sociétales, à l’initiative de l’auteur ou non. Je vous ferai part de ce que j’ai pensé des deux autres livres quand je les aurai reçus et lus.

Merci de m’avoir lu !

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