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Le nettoyage de Grand-Fort-Philippe du samedi 28 mai : Toute première fois, toute, toute première fois…

6 juin

Bonjour à tous et à toutes,

Samedi fut un grand jour pour le nettoyage des déchets, sur notre Côte-d’Opale. Une réussite, au-delà de nos espérances avec une forte participation des citoyens et des pouvoirs publics. Cela a tellement bien fonctionné que la mairie de Grand-Fort-Philippe souhaiterait recommencer l’année prochaine, ce qui se fera, je pense. Je préviens aussi qu’il s’agit d’un récit de ce que j’ai fait, donc, si vous voulez savoir ce qu’ont fait les autres participants, je vous invite à en discuter avec Sea Shepherd Lille et les instances de la ville.

Revenons un peu en arrière pour comprendre les clefs de la réussite de cet événement. Cela semble un peu présomptueux de dire çà, mais par rapport aux attentes et du fait qu’il s’agisse de la première fois que nous faisons ce type d’action à cette échelle.

Tout a commencé par un appel de Thomas, qui voulait savoir si c’était possible de programmer un nettoyage avec des plongeurs au niveau de l’embouchure de l’Aa (Le fameux fleuve que l’on retrouve dans les mots fléchés – « Passe à Saint-Omer », « 1er fleuve de France – par ordre alphabétique,…). L’idée était de faire un nettoyage sous-marin avec l’antenne lilloise de Sea Shepherd – qu’on ne présente plus – à cet endroit particulier, suite à l’impossibilité de le faire au niveau de la Liane, à Boulogne-sur-Mer.

Le nettoyage de Grand-Fort-Philippe du samedi 28 mai : Toute première fois, toute, toute première fois... dans Nettoyage Nature Libre

Le calvaire de Grand-Fort-Philippe en hommage aux pêcheurs d’Islande

J’envoie alors un mail à la mairie de Grand-Fort-Philippe, le 6 avril, pour savoir s’il était possible d’effectuer un nettoyage de ce type. Je vous avouerai que je n’étais pas spécialement optimiste, vu le nombre de fois que je n’ai pas eu de réponses en contactant les mairies.

Toutefois, le lendemain (!), j’ai une réponse de la part du service Urbanisme : ils sont intéressés par notre projet. Ni une, ni deux, je décroche le téléphone – enfin, je clique sur le numéro indiqué dans le mail – pour appeler M. Candel-Escobar, l’adjoint aux travaux et à l’urbanisme.

La ville voulait faire un nettoyage avec les chasseurs, afin de protéger le pré-salé qui borde la plage et qui est une zone où de nombreuses espèces d’oiseaux nichent toute l’année. Mais le mail que j’avais envoyé leur a plu et ils ont profité de notre potentielle présence (encore hypothétique à ce moment-là) pour agrandir la zone à nettoyer, avec les propositions que nous avons apportées – nettoyage de la rade de l’Aa et de la plage, stands d’exposition pour expliquer les impacts de déchets sur la nature.

Mercredi 27 avril

Une réunion est prévue, à  14h, avec la mairie, l’ACCL – Association des Chasseurs Côtiers du Littoral Nord, l’association Nature Libre, Sea Shepherd Lille et le Centre Socio-Culturel de l’Estran. Lors de la matinée, nous avons été faire un tour – Thomas, Jean, Kevin et moi-même – pour voir les endroits impactés et les types de déchets retrouvésLors de cette réunion, M. Candel-Escobar et le Conseil des Sages demandent des précisions sur les actions effectuées précédemment, entre les nettoyages « habituels » et ceux en commun avec Sea Shepherd, et le matériel que nous avons. Nous avons été mis en relation avec le président de l’ACCL, Louis Saint-Ghislain, afin de répartir les nettoyeurs dans les différentes zones. Après quelques explications simples du déroulé de la journée du 28 mai, nous nous séparons sans prendre un verre (pas d’alcool, je vous rassure) lors d’une fête qui se déroulait pas très loin de la mairie, le thé dansant de la salle des Fêtes Joseph Brunet.

Affiche nettoyage Grand-Fort-Philippe 28.05.2016

Affiche nettoyage Grand-Fort-Philippe 28.05.2016

Les préparatifs continuent pour les parties, la communication se fait via les réseaux sociaux, les affiches, les médias locaux. J’envoie à la pelle des messages, essayant d’attirer le plus de monde possible. J’ai parfois des retours comme avec Radio-Calais-Détroit (que je remercie beaucoup d’ailleurs), qui a mis l’affiche du nettoyage sur son agenda, d’autres sans retour visible mais qui font passer l’information et certaines qui font la sourde oreille.

La date fatidique arrive. Chacun se contacte pour savoir si c’est prêt de chaque côté, entre le matériel, les personnes et les moyens de transport. La logistique est un domaine peu visible lors de ces événements, et qui, pourtant,  est une partie très importante pour la bonne réalisation. Nous sommes prêts, le temps prévu est propice pour un bon nettoyage.

Le Matin du Samedi 28 mai

Réveillé à 5 heures du mat, je me prépare doucement à rejoindre Grand-Fort-Philippe. Le temps est nuageux, mais pas trop lourd. Un petit check pour vérifier si je n’ai rien oublié. Gants : OK. Piquets : Check. Tableau et crayons : Pris. Plan du nettoyage : Bon. Chaussures et affaires de rechange en cas de chute intempestive : Dans le coffre. C’est bon, je suis prêt.

Arrivée à 7h45 pour 8h le rendez-vous pour les préparatifs. Cela me laisse le temps de faire un petit tour près du Calvaire, qui rend hommage aux « Islandais » : ces pêcheurs de morue et de baleine qui allaient vers cette île du Nord pour une longue et mortelle campagne. Le vent est fort, mais pas du tout froid, mais j’espère que la météo va s’améliorer durant la journée. Je remonte et tombe sur des personnes en noir : des membres de Sea Shepherd Lille. Parmi eux, il y a le coordinateur de l’association, Christophe. On remonte ensemble vers le lieu de rencontres, là où il y aura les stands et où nous attendons les autres bénévoles.

Centre Socio Culturel de l'Estran

Centre Socio Culturel de l’Estran

Tout le monde arrive dans un temps très court. Jean et ses acolytes lillois commencent à mettre l’ambiance. Nos petits camarades de l’asso Nature Libre atteignent sans problème le lieu de rendez-vous. Les tentes sont montées rapidement, les tables installées, les documents et le matériel d’éducation rangés. Emmanuelle met les produits faits maison sur son stand, également les recettes  pour les préparer chez soi et le matériel pour en préparer sur les lieux. Muni de ma boîte à outils, je tape à coups de marteau les tiges pour mettre les banderoles.

Le centre socio-culturel de l’Estran (où se trouve aussi l’A.G.F.P.D.A.S.C – Agence Grand-Fort-Philippoise pour le Développement des Activités Socio-Culturelles) propose de boire un café et participe ainsi au déroulement de l’événement.

Tout le monde est là. C’est parti ! Présentation des représentants (pas facile à dire), nous prenons un peu de retard – ce qui est toujours le cas durant ces moments-là. Allocation du maire, Sony Clinquart. Christophe, de Sea Shepherd, prend le relais : il indique que, malheureusement, les personnes habitant loin de la mer n’ont pas conscience de l’impact de leurs incivilités ; un papier de bonbon jeté hors de la poubelle va souvent se retrouver dans les cours d’eau et arriver sur nos rivages. Thomas attaque l’avant-dernière partie, avec la présentation de l’association, des consignes de sécurité et des différentes zones à nettoyer. La conclusion est apportée par Mario Candel-Escobar, l’adjoint aux travaux et à l’urbanisme, sur la mise en place des infrastructures pour le midi et la fin du nettoyage.

Les participants se départagent très rapidement : les familles se concentrent sur les endroits peu dangereux pour les enfants tels la plage et le parc, les chasseurs vont dans le pré-salé, les nettoyeurs habitués se dirigent vers la digue – où nous avions pris des photos pour montrer la quantité de déchets accumulés au fil des ans – entre les X-blocs, les plongeurs de Sea Shepherd prennent le chenal de l’Aa.

Thomas et moi allons planter les piquets et mettre la rubalise afin d’éviter aux marcheurs de pénétrer dans la zone de nidifications des gravelots et des sternes. Afin d’éviter la cassure du ruban de signalisation et ainsi polluer par nous-mêmes l’environnement, nous avons ajouté des piquets en plus pour réduire la tension exercée par le vent, assez important ce matin. Nous continuons à nous diriger vers le cordon dunaire, pour installer une autre rubalise, pour cette fois-ci indiquer la limite entre Oye-Plage (Pas-de-Calais) et Grand-Fort-Philippe (Nord). Alors que nous remontons, ou plutôt redescendons, nous prenons quelques photos de la zone dunaire, où il y a pas mal de bouteilles plastiques et de déchets issus des bateaux traversant la Manche.

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Spatule blanche (Crédit www.oiseaux.net)

Nous retournons sur nos pas, en passant par les étangs, chemin le plus court pour rattraper le parc. Les oiseaux s’en vont lors de notre passage. Sternes naines, grands gravelots, spatules blanches, mouettes mélanocéphales, bernaches, bergeronettes grises, linottes mélodieuses, grives litorne. Tous ces oiseaux – il en manque sûrement, n’étant pas un spécialiste des oiseaux et en voyant la liste suivante – peuplent les étangs marécageux, emplis de salicorne et aux bords « chardonneux ». Thomas est impressionné par la faune locale, ne pensant pas qu’il y avait autant d’espèces dans ce coin paradisiaque. Il en parle même à son correspondant téléphonique de Wimereux de cette abondance, promettant de revenir quand le temps sera plus beau et avec plus de matériel.

Revenus sur les lieux où se trouvent les stands avec quelques échantillons récupérés sur notre chemin : du dégivrant qui date, des bouteilles de plastiques, une bouteille en carton d’eau minérale (!) néerlandaise de marque Bar-le-Duc, un bon bidon bleu bien de chez nous et rempli de sable, une bombe de mousse à raser Nivea russe ou ukrainienne… Il est déjà 10.45, des personnes commencent à revenir avec des sacs, des parents avec leur enfants. Ces derniers s’intéressent au plan montrant une lisse de mer et ce que l’on peut trouver dedans – coquillages, algues, animaux morts, résidus de pollution comme les plastiques -polystyrène et tout le tatouin – ou les papiers… De nombreuses questions sont posées, aussi bien par les jeunes que par les adultes : « D’où viennent les déchets ? », « Quel est l’impact ? », « Peut-on résoudre le problème ? », etc. Nous tentons d’y répondre le plus précisément et le plus clairement possible, sans tomber dans un discours trop compliqué qui risquerait d’être contre-productif.

L’heure du déjeuner se rapproche, les bénévoles reviennent petit à petit, les bras chargés de sacs lorsqu’ils sont encore assez légers pour être transportés. Dans le cas contraire, les grands cas sont laissés dans une zone où un tracteur muni d’une remorque. Les tables ont déjà été mises en place, les gens s’assoient  avec leurs gamelles, les verres se remplissent de bières locales, de jus de fruits ou d’une simple eau. Nous nous passons les plats que l’on se partagent : cake au chorizo doux, boulettes à la tomate, salade de pommes de terre aux divers épices et au poivron, caviar d’aubergine… L’heure de la reprise n’est pas définie, c’est plutôt le moment où les estomacs prennent le pouvoir. L’AUBERGE ESPAGNOLE a démarré !

L’après-midi

Le café pris, il est temps de retourner au charbon. Vu ce que nous avions trouvé sur la plage le matin, nous formons un groupe pour aller traiter cette partie. 8 personnes répondent présentes : Anne, Gérald, Jean-Marc, Serge, Thomas, Marie-Jeanne (Môman), Jean-Pierre (Pôpa) et moi. Mis à part Jean-Marc, tout le monde  part dans la remorque qui nous amène vers le point le plus proche et accessible de la plage. Telle la pulpe dans l’Orangina, on est secoué durant le trajet, où chaque trou sur le chemin nous fait sursauter.

Qui veut un caddie ?

Qui veut un caddie ?

Arrivés à destination, nous sautons de la remorque et nous remontons en place nos os, avant de passer derrière la dune, pas très loin de la « frontière » installée lors de la matinée. Munis de nos sacs, nous ramassons les divers déchets habituels : bouteilles, papiers, bouchons,… Et puis nous avons nos petites surprises :

  • Des tuyaux en PVC ;
  • Un bidon bleu servant de flotteur et qui appartient au bateau « Le Caprice des Temps « , il s’agit du troisième flotteur que nous retrouvons de ce rafiot immatriculé à Boulogne-sur-Mer ;
  • Des poteaux de bois :
  • Un gros filet vert et rose ;
  • Un caddie, made in France – d’ailleurs si vous pouvez me dire quelle est la marque qui l’utilisait, ce serait chouette  ;

Nous rigolons bien en ramenant les affaires, mais nous galérons beaucoup plus avec le filet. Celui-là est enterré dans une grosse couche de sable, des plantes ont même poussé à travers les mailles. Tout en retirant soigneusement les différentes espèces, nous secouons le sable emprisonné et qui rend très lourd le filet. Nous arrivons à libérer notre prise, au prix de « Hô Hisse ! ». Je prends quelques photos pour immortaliser le moment.

Notre chauffeur de l’aller est de retour avec le tracteur et la remorque. Il arrive aussi à notre rescousse car soit nous avions perdu nos couteaux (Pôpa et Môman) soit il était cassé (Ma pomme), et grâce à lui et son couteau bien aiguisé, nous avons pu découper le filet en 2. Pour faciliter le transport vers la remorque, de l’autre côté de la dune. Nous amenons les sacs poubelle et les filets, les chargeons et repartons tranquillement à pied car il n’y a plus de place. Toutefois, Jean-Marc, Thomas et Gérald repartent avec le véhicule alors que nous « visitons » les étangs via le chemin de balisage.

En chemin, nous rencontrons un petit groupe d’enfants accompagnés de leurs encadrants. Ils ramassent les déchets du parc, mais ne peuvent aller plus loin par souci de sécurité. C’est l’inconvénient de faire une action de nettoyage avec des écoles ou des centres aérés ; il y a la question de l’assurance en cas de blessures et certains parents qui se plaignent de la dangerosité de cette activité – cette dernière notion est pour le moins subjectif, surtout s’il y a un bon encadrement. Pour revenir aux enfants dans le parc, ils sont heureux de faire cette activité, qui change d’ordinaire et ils font parfois des découvertes qui les surprennent.

La danse du filet

Les membres du clan autour de la prise s’apprêtant à faire une danse

Nous arrivons en même temps que le tracteur qui commence à déverser la récolte, afin de la peser avant d’envoyer tout cela à la déchetterie. Une avalanche de plastiques, de bois et de métal qui tombe. Spectacle désolant mais qui montre aussi que nous faisons notre boulot, malgré la goutte d’eau dans l’océan que représente notre action. La méthode est éprouvée : déversement, mise en place des déchets sur un trans-palette avec balance et muni d’une planche, prise de la mesure, enlèvement des déchets et tout dans la benne.

Pour anticiper votre question « Pourquoi n’effectuez-vous pas le tri des déchets ?« , je vous réponds tout de suite : bon nombre des déchets que nous retrouvons lors des nettoyages ont subi des attaques par les ultraviolets et leur structure interne (rupture entre les atomes) n’assure plus les caractéristiques pour lesquelles ils sont utilisés. De plus, les déchets sont mélangés la plupart du temps et le tri risquerait d’entraîner une perte de temps, surtout si nous faisons tomber les produits. Quelques uns sont mis de côté car ils servent de marqueurs pour montrer l’impact des déchets sur des milliers de kilomètres carrés, notamment lors de chute de conteneurs.

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Echantillon de collecte de la journée

Pour des soucis de logistique et de faisabilité, il n’a pas été possible de faire un tas de tous les déchets ramassés. Mais cela aurait pu faire une belle photo qui marquer les esprits. Néanmoins avec toutes les photos que nous avons pris, nous pouvons avoir un aperçu du volume dégagé lors cette journée. Les mesures s’enchaînent au fil du retour des ramasseurs, 79 kg par ci, 124 kg par là. Le filet que nous avions ramassé plus tôt est pesé : 176 kg ! Pas mal du tout.

Les membres de Sea Shepherd reviennent avec leur collecte, où se trouve un de ses fameux tableaux en laine – que nous retrouvons souvent chez Emmaüs – retient à tous notre attention : l’image d’un clown attristé par, hypothétiquement, toute cette pollution que nous avons essayé de récupérer. Ce tableau marque le sentiment que nous avons par ce manque de civisme et de conscience des actes. Leur récolte est abondante comme toutes celles qui ont lieu aujourd’hui : des bidons parfois encore remplis de gasoil, des canettes, des bouteilles plastiques, des papiers, du bois,…. Ils avaient même trouvé une bouteille de gaz, semble-t-il d’un gaz inflammable (butane ?), car elle est de couleur rouge. La marée noire, non polluante celle-là, revient au stand pour calculer leur remorque.

Il est l’heure de connaître le poids total ramassé. En volume, nous avons 5 remorques et fourgons-bennes et en tout, nous avons récupéré :

2, 147 tonnes de déchets.

Plus de 2 tonnes ! 2 TONNES ! Inimaginable la quantité ramassée en quelques heures, avec 150 personnes. D’ordinaire nous ramassons environ 500 kg, mais ce nettoyage est spécial.

La ville de Grand-Fort-Philippe est étonnée du volume récupéré, du nombre de personnes qui ont participé et de la réussite de ce projet. Mario Candel-Escobar et les représentants de la ville ont pris des renseignements, les photographes (Voix du Nord et Service Communication) font leur travail et interviewe les protagonistes. Un article devrait se faire dans les journées qui suivent pour relater ce qui s’est passé dans la ville des Islandais.

 Association

Une partie des bénévoles lors de la photo de fin

La fin du nettoyage a sonné, le moment de l’apéro est arrivé. Nous sommes accueillis dans une salle du centre socio-culturel pour aller boire le verre de l’amitié, en l’honneur de cet événement très bien réussi. Un rendez-vous est programmé pour l’année prochaine, si cela se passe bien. Tchin-tchin avec Chacun retourne dans ses foyers, en se congratulant pour la journée passée. Lors des discussions durant l’après-midi, des personnes de l’Avesnois et même de Compiègne, venant pour les vacances sur la Côte d’Opale, qui étaient très contentes d’avoir participé.

Petit mise à jour : Sea Shepherd Lille a créé une jolie vidéo, relative au nettoyage. Vous pouvez la regarder via l’URL suivant : https://www.facebook.com/SeaShepherdLille/videos/1015017601907118/

J’espère que ce récit vous a plu et excusez moi de la longueur, je parle comme j’écris – et je parle beaucoup. Volubile je suis.

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Nettoyage à Wimereux – Les Boucaniers : Le Père Noël n’est pas une ordure, il les nettoie !

22 déc

Bonjour à tous et à toutes,

Çà y est, ce sont les vacances de Noyel ! Les cadeaux arrivent sous le sapin, dans la joie et la bonheur. Mais en ce qui concerne les bords de mer et les océans, on ne leur fait pas de cadeaux, encore moins en cette période. Il ne faut pas oublier que les déchets sont jetés toute l’année sans arrêt ni aucune trêve. Mais nous ne refusons aucun nettoyage, même si aujourd’hui le temps n’était pas au beau fixe et à l’heure où je vous écris ces lignes, je me tape une sacrée tempête.

Encore une fois accompagné d’une partie de la familia, nous nous dirigeâmes vers la plage des Boucaniers de Wimereux, près de la base nautique et derrière la Maison de la Recherche de l’Université de la Côte d’Opale. Le dress-code est d’avoir un habit rouge, pour moi une barbe et un bonnet musical, alors que le Pôpa s’est totalement déguisé en Père Noël. Arrivés en avance, comme d’habitude, nous attendîmes – j’aime le passé simple – les autres nettoyeurs, en prenant des photos de ce que nous voyions.

Un amoncellement horrible

Un amoncellement horrible

UN DÉSASTRE !!!  Des déchets partout ! Mais vraiment partout ! Des bidons, des caisses, des filets, des cartons, des bouteilles en verre, du polystyrène, des plastiques en tout genre, des coton-tiges,… Ecoeurant, dégoutant, de nombreux adjectifs sur la saleté peuvent être exprimés. Il y a 6 mois, le 14 juin, nous étions déjà sur cette plage et les déchets n’étaient pas aussi nombreux. Là, c’était la Bérézina. J’en frottais ma fausse barbe. Le président de l’association Nature Libre, Thomas Hemberger, et un autre membre arrivèrent et constatèrent les dégâts. Du gros boulot en perspective. Les nettoyeurs vinrent les uns après les autres et nous commençâmes le nettoyage, du moins les habitués.

De multiples bonnets rouges pullulèrent sur la plage, c’était mignon. Ce qui avait par terre, nettement moins. Je ramassai dans un coin où s’étaient retrouvés canettes en verre, polystyrène et plastiques PP. Des bidons étaient présents aussi. Je suis allé ensuite derrière, sur un terrain où étaient entreposées des planches à voile, à côté d’un champ avec deux poneys. J’y ai découvert un spectacle étonnant : des escargots qui se sont englués sur une bouteille de bière. Drôle mais navrant. Comme cet insecte qui est attiré par les mêmes bouteilles en verre à cause du scintillement du verre et s’accouple avec.

Le terrain était envahi de bouteilles plastique, des sachets, des verres PP, des papiers alu,… A deux, nous ramassâmes 3 sacs et demi ! Ah oui, j’ai même trouvé un caleçon. Des sacs poubelles qui ont dû s’éclater à cause du vent, qui a emporté le contenant et le déversant partout. Le vol d’un sac plastique n’est pas du tout joli, contrairement à celui d’un oiseau.

Je fus appelé pour aller chercher des déchets dans un endroit encore plus glamour : la bouche des égouts qui vont vers la mer. Là-bas, c’est un capharnaüm de cochoncetés. Un ballon de plage et un bidon se faisaient une petite discussion au fond, pas faciles à attraper, j’ai même dû me mettre à plat ventre pour les attraper. Seuls mes pieds dépassaient du trou, ces palmes de pointure 47 2/3 qui émergeaient de la bouche des Enfers. Le ballon fut donné à une petite fille, dont c’était la première participation. Le bidon jaune fut mon trophée, après cette péripétie.

La fin de l’événement fut, pour ma part, source de discussions sur le futur de l’association. Quelques idées ont émergées et la suite semble prometteuse. Je n’en dirai pas plus, c’est un secret ! Vous le saurez dans quelques semaines. Finissant avec un verre de vin chaud, des informations furent apportées à des personnes intéressées par les prochains nettoyages, sur l’association en elle-même. Des sympathisants de plus en plus nombreux, cela nous rend joyeux.

Quant à la quantité ramassée ce jour-là, on atteint les :

700 kg.

Près de 8 tonnes de déchets divers et variés cette année. 8 TONNES ! Ramassés par des dizaines de bénévoles, qui aiment leur Nature et leur paysage.  Je voudrais leur dire merci pour cette aide incroyable qu’ils nous ont apportée. Je parle au nom de l’association en tant que membre. Des anonymes comme on en retrouve partout en France, qui agissent au nom de leur idéal environnemental. Personne ne cherche une quelconque récompense derrière tout çà. La convivialité et la bonne humeur sont les moteurs de cette réussite. Mais l’année prochaine sera encore plus belle puisque c’est grâce à eux, qu’aujourd’hui, Nature Libre est considérée comme une association importante dans la protection du littoral de la Côte d’Opale et des bords de mer en général. 

MERCI ENCORE !

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Nettoyage à Wimereux – La Pointe aux Oies : Une plage propre, enfin presque…

12 nov

Bonjour à tous et à toutes,

Dimanche dernier, un nouveau nettoyage s’est effectué sur la plage de la Pointe aux Oies, en bas du parking des Allemands, au nord de Wimereux. Un temps qui semblait mitigé nous attendait au bas des falaises, mais le vent nous a donné un coup de pouce pour évacuer ces morceaux de coton célestes.

Plus nous avançons dans l’année, plus j’ai l’impression que le nombre de participants augmente. Cela montre que l’association Nature Libre a franchi un cap, celui de la notoriété – avec aussi la fidélité. Espérons que l’année prochaine sera encore plus propice aux heureux événements (et je ne parle pas d’accouchement lorsque j’utilise ce terme) et prodigue en actions.

Rassemblement

Rassemblement avant le nettoyage

Les habituelles recommandations données, nous partîmes vers Ambleteuse par la plage alors que d’autres se dirigèrent vers Wimereux. La plage avait l’air propre. Avait l’air, c’est bien le terme. Il suffisait de gratter un peu la surface caillouteuse pour se retrouver avec de nombreux micro-déchets, assez difficiles à détecter et qui étaient de même genre : du plastique. Flotteurs, morceaux de bidons, bouchons de bouteilles, films alimentaires, bâtons de sucettes, etc. Une multitude de déchets qui pullulaient.

Malheureusement avec ce type de découvertes, tu ne peux tout ramasser puisque tu en laisses au passage. D’où la nécessité d’être à plusieurs, les uns et à la suite des autres.

Ensuite, direction les rochers. Endroit qui se transforme en piège à filets, à bidons et d’autres vestiges contemporains. Plusieurs objets nous ont tapé dans l’oeil tout de suite : un grand filet qui n’attendait qu’à être coupé, un dessus de cageot en plastique coincé entre deux grosses pierres qui nous appelait, un morceau de tuyau cannelé basé dans une encoche triangulaire. Mon père réussit à retirer le filet mais le cageot et le tuyau étaient comme Excalibur, inextricables. Moi-même l’ayant essayé, je me suis dit que je ne serai pas Roi de France, heureusement pour le pays. Mais avec l’aide de trois autres personnes, nous pûmes enfin extraire les différents objets de leur écrin rocheux.

Mais sous les rochers nous attendaient d’autres déchets. En utilisant une des branches laissées par la mer, j’attrapai un demi-bidon, qui devait servir de flotteur. Je continuai et un demi-casque de chantier sortit du trou. Mais une autre moitié de bidon et des morceaux de plastiques étaient inatteignables. Les autres personnes qui étaient dans la zone trouvèrent également des filets, des plastiques, des bouchons. Ces derniers, je les mettais dans une bouteille que j’ai coupée, puis lestée, mis un lacet pour le tenir autour de mon cou. Ils seront donnés aux Bouchons d’Amour, autant faire d’une pierre, deux coups.

Le temps passa vite, les deux heures s’écoulèrent comme le sable sec au creux de la main. Le retour fut plutôt glissant, je n’aurais pas dû prendre des chaussures plates. Les ramasseurs revenaient au fur et à mesure, sur leur dos, un sac assez rempli pour une plage propre. On découvrit les choses ramassées : un grand cordage, un casque de moto, des plaques de métal, des cageots, des sacs nombreux et variés de polystyrène, plastiques, papiers, canettes,…

Nettoyage de la Pointe aux Oies à Wimereux
Album : Nettoyage de la Pointe aux Oies à Wimereux
Encore un petit acte citoyen dans la joie et la bonne humeur
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Un petit tri effectué et le goûter arriva à point, la famille réunie pour discuter des trouvailles. Discussions avec les autres membres du nettoyage. Dégustation des gâteaux proposés. Une joyeuse bande qui se désaltère après avoir un acte citoyen.

Ce jour-là, nous retrouvâmes :

340 kg de déchets.

Beaucoup pour une plage, à première vue, propre et sans donc sans aucun détritus. Comme quoi il ne faut jamais se fier aux apparences.

Alors si vous avez l’occasion de faire un nettoyage improvisé, ne vous contentez pas de rester en surface car la pollution est pernicieuse puisque cachée.

N’oubliez de « liker » la page Nature Libre sur Facebook pour connaître les prochains nettoyages de l’association et d’autres activités qu’elle peut offrir durant l’année.

Prochain nettoyage : La plage des Boucaniers, spécial Noël. Attention, habit spécial à mettre, un habit avec du rouge. Pour ma part, je serai littéralement en Père Noël ! Hohoho :)

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Nettoyage à Ambleteuse – La Plage : Des têtes à Slack, ces pollueurs !

7 oct

Bonjour à tous !

C’est parti pour 3 nettoyages en trois mois. Le premier avait lieu à l’embouchure de la Slack, au sud d’Ambleteuse, une des plages que j’adore dans le coin où je suis. La Slack est également le nom d’une très bonne bière locale, qu’il faut apprécier bien sûr avec modération (même si on ne sait pas qui c’est, ce « modération »).

La Slack

La Slack sous le soleil du Nord en ce dimanche

J’ai transmis le virus du nettoyage à mes parents, qui, maintenant, participent avec envie à ces opérations de nettoyage. C’est l’occasion d’une sortie en famille. Les prochaines seront avec les petits-enfants, je pense, afin de la sensibiliser encore plus à ces notions de sauvegarde de la Nature et de la pollution issue des objets de tous les jours. Ma première sœur, Bérangère, nous accompagnait également, sa toute première opération. Et le mieux est de commencer avec un nettoyage simple et sous le soleil, ce qui fut le cas.

Arrivés à destination et après des salutations aux membres de Nature Libre, nous partîmes vers la plage, près initialement du Fort Vauban d’Ambleteuse. Là, le stand de l’association était dressée, avec sa fameuse banderole « Nature Libre – La Nature a besoin de nous, nous avons besoin de vous ». De nombreuses personnes commençaient à arriver, plus de 80 personnes, une vraie marée humaine. Aussi bien des touristes de passage, des habitués et des locaux pour qui c’était la première fois. Même monsieur le maire d’Ambleteuse, Arnaud Lelièvre du Brœuille, est venu, accompagné de sa femme. Cela montre ainsi le développement de l’association, de part le nombre de personnes qui s’inscrivent dans l’association ou qui effectuent régulièrement les nettoyages mais aussi par la participation de personnes représentatives de la politique locale. A quand un Nicolas Hulot, un José Bové, un Yann Arthus-Bertrand ou un ministre de l’Ecologie qui fera des actions de ce type ? On peut toujours rêver mais on ne sait jamais.

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Une petite partie des 83 « nettoyeurs »

Le nettoyage commença sur les chapeaux de roues avec une belle bouée de météorologie, envoyée par nos chers voisins britanniques, poussée par les courants du détroit du Pas-de-Calais. L’avantage est qu’on ait mis plus de temps à défaire la chaîne de la bouée, action faite avec les moyens du bord, soit un couteau de chasse pour enlever les goupilles et une pierre pour défaire les vis des crochets, grippées par l’oxydation maritime. La bouée n’était pas lourde, mis à part lorsqu’il a fallu grimper la petite montée, il n’a suffit que de deux personnes pour la déplacer dans la zone d’accueil des sacs poubelles et des déchets en général. La chaîne, c’était une autre histoire. Une grosse chaîne de 400 kilogrammes environ, que nous avons dû déplacer sur 100 mètres. Je pense qu’il va falloir se muscler un peu, puisque certains étaient déjà épuisés après çà. Rooh.

Après cela, sac poubelle à la main, je partis rejoindre ma famille qui s’était très avancée au sud de la plage en direction de Wimereux. Un ramassage avec « peu » de déchets, par rapport à la normale, il y avait surtout des petits déchets très légers : des sachets plastiques, quelques ballons (un vrai piège à oiseau), un grand nombre de pailles et de bâtons de sucettes – qui montrent une pollution locale et touristique, le fameux polystyrène que nous trouvons partout, des canettes… Bref une pollution anthropique. Des produits chimiques ont été aussi retrouvés ainsi que déchets enfouis. De notre côté, on mettait de côté les bouchons retrouvés sur des bouteilles vides ou seuls sur le sol, afin de les donner à l’association Bouchons d’Amour. Quand nous avons la possibilité de fournir de la matière pour permettre d’acheter des appareils pour les personnes handicapées ou former des chiens d’aveuglePetit avertissement : ce n’est pas parce que les déchets sont enterrés qu’ils vont se dégrader plus rapidement. De plus, vous voyez que nous regardons également dans le sol, Nature Libre is watching you !

Un nettoyage de deux heures qui se termina naturellement par un goûter de produits bio, de gâteaux, dans la joie et la bonne humeur, en attendant le comptage de la masse des déchets. Discussions entre nous et le résultat tombe : 

896 kg !

Certes, avec une grande partie provenant de la bouée, de la chaîne ou encore une remorque de bateau. Mais quand même ! On se retrouve maintenant avec

6325 kilogrammes !!!!!!

En résumé, un bon petit nettoyage, de derrière les fagots. Soyez au rendez-vous pour le prochain, à la Pointe aux Oies, le 8 novembre. Mais si vous avez la possibilité d’en faire près de chez vous, n’hésitez pas. Une action vaut mieux, et de loi, que de longs discours.

Merci de m’avoir lu !

Un petit tour à la 2ème journée du réemploi et de la réparation

26 sept

Bonjour à tous !

Ce samedi se déroulait un petit salon dédié aux associations dont le crédo était que tout objet avait une seconde vie, pour un même usage ou bien totalement différent. L’optimisation de l’utilisation des ressources est aujourd’hui nécessaire et, après quelques années de consumérisme acharné et chaotique, l’idée de réutiliser des objets ou bien de créer des objets avec le moins de matière possible – l’efficience – commence à faire son petit bonhomme de chemin dans notre société.

Le 2ème journée du réemploi et de la réparation de Calais

Le 2ème journée du réemploi et de la réparation de Calais

Sous l’égide de la SEVADECSyndicat d’Elimination et de VAlorisation des DEchets du Calaisis (1), dont j’ai déjà parlé dans d’autres articles de ce blog, plusieurs associations et entreprises locales, toutes situées dans le Calaisis, avaient établi leurs stands dans le grand bâtiment de la scène nationale du Channel, anciens hangars et abattoirs, aujourd’hui transformés en salles de spectacle, en particulier du théâtre contemporain.

Arrivé dans l’après-midi, étant donné que je n’étais pas au courant de ce salon, ma troisième sœur m’ayant prévenu le jour même (franchise). Dommage qu’il n’y ait pas eu plus de publicité pour ce salon, la presque unanimité des personnes provenait de Calais alors que l’impact dans les consciences aurait pu être plus important. C’est le seul bémol que je pourrais trouver pour cette 2ème journée du réemploi et de la réparation.

Nous trouvions de tout :

  • Un fabricant de meubles en bois, construits à partir de palettes, de tourets et autres caisses (ma troisième sœur a commandé une des tables basses, visible sur une des photos prises) ;

  • Un ponceur de bijoux qui redonnait éclat à votre parure de pierres plus ou moins précieuses ;

  • Une association locale qui créait objets, vêtements, boîtes et cendriers à partir de nombreux « déchets » (chiffons, canettes,…). Ça me rappelle d’ailleurs qu’il faut que je vous fasse le diaporama sur la création de cendriers à partir de canettes.

  • Un réparateur d’instruments de musique ;

  • Un artiste local qui confectionnait des abat-jours et des sculptures à partir de cartes à machine à tisser Jacquart, machines qui ont tissé et qui tissent encore ce qui fait la renommée industrielle de Calais : la dentelle ;

  • Une autre association utilisait aussi des cartes « Jacquart » pour fabriquer des boîtes, des objets décoratifs… ;

  • Une créatrice de mosaïques à partir de restes de carrelages ;
  • Un matelassier ;

  • Un loueur de vélo qui réparait aussi les petits bobos des deux roues sans moteurs (même s’il existe des vélos électriques aujourd’hui) ;

  • Et des stands pour les enfants : peluches, maquillage, fabrication d’objets,…

2ème salon du réemploi et de la réparation - 1
Album : 2ème salon du réemploi et de la réparation - 1
Des créations d'objets recyclés, des choses inventées avec peu de matière, le tout dans une atmosphère joviale.
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Mais d’autres participants m’ont plus marqué, même si leurs savoir-faire étaient plus que respectables puisqu’ils redonnaient vie à des objets qui allaient partir à la poubelle et ensuite à l’enfouissement ou à l’incinération en majorité. Ce sont mes coups de cœur, soit parce que je participe déjà à leurs actions ou bien j’ai beaucoup apprécié les discussions que j’ai eu avec eux.

Tout d’abord, il y avait un stand dédié à l’agriculture écologique. Ou plutôt deux stands où un semi-professionnel du jardinage, un représentant de l’association Racines Carrées (2), côtoyait une entreprise d’agriculture biologique, Terre d’Opale (3). Discussions sur les méthodes de culture (permaculture, utilisation de fumiers,…), comparaison des cultures, des records (je suis fier des tomates super-steak de 700g que j’ai dans le jardin). Je connaissais une des personnes de l’entreprise qui m’a donné une recette de soupe de salade, après que je lui ai donné une avec des potimarrons – la gourmandise me perdra. Dans la mesure où j’ai un jardin, acheter un cagot était un peu contradictoire mais le fait de partager des idées et astuces fut très constructif.

Ensuite, je parlais avec la présidente de la section audomaroise des Bouchons d’Amour (4), Michèle Caudet, qui était présente avec la représentante de la section calaisienne de l’association. Une bonne récolte fut réalisée durant le salon, montrant le grand intérêt des habitants pour cette revalorisation. Pour rappel, les bouchons servent à financer, par l’achat d’une société basée à Halluin (Belgique) de ces « déchets » pour en faire des palettes plastique, du matériel pour aider les personnes handicapées ou des chiens d’accompagnement ;  et non pour en fabriquer comme on le croit si souvent. Par ailleurs, je pense qu’un reportage serait intéressant, sur le devenir d’un bouchon, passant de la bouteille à la palette. A creuser.

Enfin, mon coup de cœur de geek : le FabLab de Calais (5). Le manager de l’association, Laurent Zunquin, était au stand pour présenter divers objets développés avec des imprimantes 3D mais aussi des découpeuses vinyle, des scanners 3D, une fraiseuse numérique, une découpeuse laser… Beaucoup d’opportunités peuvent se développer grâce à tout ce matériel, tout en utilisant peu de matière ou du moins la quantité nécessaire pour créer de façon efficiente ce que l’on cherche. Même si en premier lieu, ce sont les imprimantes 3D qui suscitèrent le plus de questions, car il s’agit d’une révolution actuelle et qui entre dans de plus en plus de foyers, les autres machines semblent plus appropriées pour les travaux habituels. J’aimerais également faire un reportage sur ce FabLab et peut-être construire quelques trucs. 

2ème salon du réemploi et de la réparation - 3
Album : 2ème salon du réemploi et de la réparation - 3
Le Fablab
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A chaque intermède, on entendait un groupe de musique qui jouait des percussions et des « cuivres », issus du recyclage de matériel : vaisselle/argenterie, fourreaux de câbles, couverts,… Avec un répertoire incroyablement  fourni, je n’ai pas entendu la même chanson tout le temps où j’étais présent, et bien meilleur que ce l’on entend à la radio. Vous pouvez voir un échantillon de ce qu’ils proposaient durant le salon. Ça me rappelle l’association Pepilune Cuatro (6), dans le genre « Do It Yourself » (DIY).

2ème salon du réemploi et de la réparation - 2
Album : 2ème salon du réemploi et de la réparation - 2
La musique
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Ah j’oubliais. il y avait une exposition d’œuvres artistiques tout à fait charmante, avec notamment un artiste provenant de mon village de Nortkerque, M. Amadou Ba (7), qui s’est fait une spécialité sur l’utilisation de pneus pour ses créations comme vous pouvez le voir dans les photos suivantes. D’autres œuvres étaient visibles, éclairées par des lumières qui leur donnaient presque un caractère fantomatique et vivant en même temps.

Voilà ce qu’était ce 2ème salon du réemploi et du recyclage de Calais, où nous avons pu découvrir de nouvelles choses et parfois en acheter.

Merci de m’avoir lu !

(1) http://www.sevadec.fr/

(2) http://racinescarrees.asso-web.com/

(3) http://terredopale.fr/

(4) http://www.bouchonsdamour.com/

(5) https://fablabcotedopale.com/

(6) http://pepilune.fr/

(7) http://amadouba.e-monsite.com/

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